0 %
Le ticket-restaurant étudiant proposé par Anne-Laure Blin (LR) est sur la bonne voie

Le ticket-restaurant étudiant proposé par Anne-Laure Blin (LR) est sur la bonne voie

La proposition de loi de la députée Anne-Laure Blin (LR, Saumur-nord), en faveur du pouvoir d’achat des étudiants, va aboutir à un vote à l’Assemblée nationale le 7 octobre.

Le repas à 1 €, lancé par le gouvernement pour les étudiants boursiers, avait été élargi en raison de la crise sanitaire à tous les étudiants depuis le mois de janvier dernier. Depuis cette rentrée de septembre, il n’est plus accessible que pour les boursiers et les étudiants en situation de précarité. Tous les autres doivent à nouveau s’acquitter du tarif de 3,30 €.

L’idée d’Anne-Laure Blin, députée (LR) de la 3e circonscription de Maine-et-Loire (Saumur-nord) et membre de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, est de créer un ticket-restaurant étudiant sur le modèle du ticket-restaurant des salariés. L’étudiant paierait cette somme de 3,30 € et l’État doublerait la mise en ajoutant la même somme, si bien que l’étudiant pourrait disposer de 6,60 €.

« Ce qui existe ne répond pas aux besoins des étudiants »

Le principe est de mieux prendre en compte la réalité du quotidien des étudiants éloignés des restaurants universitaires, de faciliter leurs courses quand ils doivent manger chez eux, ou quand ils n’ont pas d’autre choix que de se restaurer à l’extérieur, ailleurs qu’en cafétéria universitaire. La députée constate que les restaurants universitaires, là où ils existent, ne sont souvent ouverts que le midi en semaine et seulement huit mois sur douze. La crise a montré que ce qui existe ne répond pas aux besoins des étudiants. Et l’on sait que les cours à distance vont plutôt avoir tendance à se multiplier​, observe la parlementaire.

Sa proposition de loi, présentée en février dernier avec soixante autres députés de différents partis, vise à aider concrètement les étudiants, quels que soient leurs lieux d’études, de stages ou de formations, en leur permettant de réduire leurs dépenses alimentaires tout en leur donnant la possibilité de faire leurs courses à moindre coût​. Anne-Laure Blin indique que ce dispositif social aidera également les restaurateurs, fortement touchés par la crise sanitaire.

Les journées parlementaires des Républicains, à Nîmes, du 8 au 10 septembre, ont permis de retenir cette proposition de loi dans le cadre de la niche parlementaire du groupe LR. La commission des affaires culturelles et de l’éducation se réunira fin septembre. Les députés seront appelés à voter dans l’hémicycle le 7 octobre 2021. D’ici-là, la députée continue ses auditions et va revoir la ministre de l’Enseignement supérieur pour les modalités de mise en œuvre.

Avec l’accord d’Anne-Laure Blin, Pierre-Antoine Levi, sénateur centriste du Tarn-et-Garonne, a présenté le même texte au Sénat. Il a déjà été adopté en première lecture le 10 juin dernier. La députée angevine espère obtenir la même majorité à l’Assemblée. Avec l’espoir de voir ce projet se concrétiser pour les étudiants en début d’année 2022, dans l’idéal de façon dématérialisée, sous la forme d’une carte magnétique rechargeable.

Je me réjouis que l’on puisse apporter cette réponse concrète​, confie Anne-Laure Blin, même s’il y a d’autres problématiques, comme le logement ou la santé. Les étudiants ont pour beaucoup perdu leur petit boulot avec la crise. Ils ont toujours leur loyer à payer…​.

Courrier de l’Ouest - 17 septembre 2021

Lire l’article

Partager cet article