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	<title>Anne-Laure BLIN</title>
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	<description>Anne-Laure Blin, d&#233;put&#233; de la 3e circonscription de Maine-et-Loire. Suppl&#233;ant : Jean Pierre BEAUDOIN</description>
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		<title>Anne-Laure BLIN</title>
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		<title>Ne b&#226;illonnons pas le d&#233;bat sur l'&#233;cologie</title>
		<link>https://www.annelaureblin.fr/tribunes/article/ne-baillonnons-pas-le-debat-sur-l-ecologie</link>
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		<dc:date>2025-10-22T10:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armato</dc:creator>


		<dc:subject>Le Point</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>

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&lt;p&gt;Anne-Laure BLIN est signataire de la tribune collective &#034;Ne b&#226;illonnons pas le d&#233;bat sur l'&#233;cologie&#034; publi&#233;e le 22/10/2025 &lt;br class='autobr' /&gt; TRIBUNE. Des d&#233;put&#233;s et des journalistes s'alarment de la volont&#233; de l&#233;gif&#233;rer contre la &#171; d&#233;sinformation climatique &#187;. Ils y voient une dangereuse tentative de museler le d&#233;bat public et la libert&#233; de la presse, au nom d'une v&#233;rit&#233; scientifique unique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quarante-quatre parlementairesont r&#233;cemment sign&#233; dans Ouest-France un appel &#224; &#171; l&#233;gif&#233;rer contre la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/tribunes/" rel="directory"&gt;Tribunes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/mot/le-point" rel="tag"&gt;Le Point&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/mot/medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/mot/environnement" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.annelaureblin.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/moton35-2-e3445.jpg?1780186653' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne-Laure BLIN est signataire de la tribune collective &#034;Ne b&#226;illonnons pas le d&#233;bat sur l'&#233;cologie&#034; publi&#233;e le 22/10/2025&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;TRIBUNE. Des d&#233;put&#233;s et des journalistes s'alarment de la volont&#233; de l&#233;gif&#233;rer contre la &#171; d&#233;sinformation climatique &#187;. Ils y voient une dangereuse tentative de museler le d&#233;bat public et la libert&#233; de la presse, au nom d'une v&#233;rit&#233; scientifique unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quarante-quatre parlementaires&lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/tribune-desinformation-climatique-plus-de-40-deputes-appellent-a-legiferer-6658ebd0-899a-11f0-86eb-dac26b435301&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ont r&#233;cemment sign&#233; dans Ouest-France un appel &#224; &#171; l&#233;gif&#233;rer contre la d&#233;sinformation climatique&lt;/a&gt; &#187;, relayant les th&#232;ses de l'ONG QuotaClimat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le couvert de &#171; prot&#233;ger le droit &#224; l'information &#187;, ce texte menace en r&#233;alit&#233; deux piliers de notre d&#233;mocratie : la libert&#233; de la presse et le pluralisme du d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cologie est une question trop s&#233;rieuse pour &#234;tre r&#233;duite &#224; un dogme. Trop importante pour &#234;tre confi&#233;e &#224; une police de la pens&#233;e qui d&#233;ciderait ce qu'il est &#171; raisonnable &#187; ou non d'&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;crire ce qui est raisonnable, les signataires de la tribune reviennent sur le d&#233;bat autour de l'ac&#233;tamipride, un insecticide autoris&#233; par l'Autorit&#233; europ&#233;enne de s&#233;curit&#233; des aliments (EFSA) dans toute l'Union europ&#233;enne. La loi Duplomb, fortement d&#233;battue, proposait d'harmoniser la l&#233;gislation fran&#231;aise sur celle des 26 autres pays membres de l'UE. D'autres institutions en France ont &#233;mis un avis diff&#233;rent, favorable au maintien de son interdiction. Il y a donc d&#233;bat sur ce sujet. Mais selon les signataires, la &#171; science &#187; imposait aux journalistes qui informaient sur la loi Duplomb de privil&#233;gier les arguments de certains organismes &#224; ceux de l'EFSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atteinte &#224; la libert&#233; de penser et d'informer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un raccourci aussi saisissant qu'effrayant, les opposants au texte ont affirm&#233;, en pr&#233;tendant s'appuyer sur la science, que ceux qui voteraient pour voteraient pour&#8230; le cancer ! Dans une sorte de &#171; trumpisme vert &#187;, certains n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; remettre en cause la validit&#233; des avis de l'EFSA, en laissant entendre que cette agence europ&#233;enne publique n'&#233;tait pas ind&#233;pendante. Pourtant, des scientifiques ont d&#233;nonc&#233; les biais dans les &#233;tudes sur l'ac&#233;tamipride fournies par certaines ONG &#233;cologistes, d'autres ont mis en &#233;vidence que le lien entre ac&#233;tamipride et cancer n'avait pas de fondement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il d&#233;sormais consid&#233;rer que relayer ces analyses, issues de scientifiques chevronn&#233;s, constitue une &#171; d&#233;sinformation &#187; ? Qui sera l&#233;gitime pour imposer une &#171; v&#233;rit&#233; scientifique &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le couvert de lutter contre la d&#233;sinformation, la tribune de Quota Climat et de 44 parlementaires entend contraindre la presse &#224; trier les diff&#233;rentes &#233;tudes scientifiques : celles qui vont dans le sens d'une id&#233;ologie qui pr&#244;ne la d&#233;croissance et les autres, qui devraient &#234;tre syst&#233;matiquement &#233;cart&#233;es. Elle traduit une scandaleuse tentative d'atteinte &#224; la libert&#233; de penser et d'informer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, un historien des sciences, abondamment relay&#233; par des grands m&#233;dias comme Le Monde ou France Inter, a remis en cause les rapports du Giec sur le climat au motif qu'ils int&#233;greraient trop &#8211; selon lui &#8211; les solutions technologiques pour baisser les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Quelle vision les m&#233;dias devraient-ils privil&#233;gier ? Vont-ils devoir demain escamoter les avis du Giec, parce qu'ils ont le malheur de d&#233;plaire aux tenants de la d&#233;croissance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est simple : les &#233;tudes scientifiques ne sont pas toujours univoques. Une &#233;tude peut contredire une autre. L'&#233;tat des connaissances &#233;volue. C'est pourquoi le r&#244;le du journalisme n'est pas de sacraliser une v&#233;rit&#233; unique, mais de rendre compte de la complexit&#233;, des incertitudes et des d&#233;bats scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qualifier trop vite de &#171; d&#233;sinformation &#187; ce qui contredit une th&#232;se militante, c'est r&#233;duire au silence les journalistes, les chercheurs, les responsables publics qui s'&#233;cartent de la ligne id&#233;ologique dict&#233;e par quelques ONG ou partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi trahir la science, qui n'avance que par confrontation d'hypoth&#232;ses et par d&#233;bats ouverts. La crise climatique comme les enjeux de la pollution de l'eau, de l'air ou des sols, ou encore les pertes de biodiversit&#233;, invitent chaque jour davantage les d&#233;cideurs politiques &#224; prendre des d&#233;cisions fortes. Mais elles ne peuvent reposer que sur une d&#233;mocratie ouverte, o&#249; les citoyens sont &#233;clair&#233;s par un d&#233;bat contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premiers signataires&lt;/strong&gt; : Fran&#231;ois de Rugy, ancien ministre de l'&#201;cologie ; Laurent Lesage, grand reporteur ; G&#233;raldine Woessner, r&#233;dactrice en chef au Point ; Benjamin Sire, r&#233;dacteur en chef de Les &#201;lectrons Libres. Cosignataires : Olivier Becht, d&#233;put&#233; du Haut-Rhin (Ensemble pour la R&#233;publique) ; &lt;strong&gt;Anne-Laure Blin, d&#233;put&#233;e du Maine-et-Loire (Droite r&#233;publicaine)&lt;/strong&gt; ; &#201;ric Bothorel, d&#233;put&#233; des C&#244;tes-d'Armor (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Ian Boucard, d&#233;put&#233; du Territoire de Belfort (Droite r&#233;publicaine) ; Bertrand Bouyx, d&#233;put&#233; du Calvados (Horizons) ; Lionel Causse, d&#233;put&#233; des Landes (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Antoine Copra, directeur de la r&#233;daction (Les &#201;lectrons Libres) ; &#201;lisabeth de Maistre, d&#233;put&#233;e des Hauts-de-Seine (Droite r&#233;publicaine) ; Anne Denis, ing&#233;nieure agronome, journaliste (GEO, Franc-Tireur) ; Julien Dive, d&#233;put&#233; de l'Aisne (Droite r&#233;publicaine) ; Emmanuelle Ducros, journaliste (L'Opinion) ; Nicolas Forissier, d&#233;put&#233; de l'Indre, ancien ministre (Droite r&#233;publicaine) ; Anne Genetet, d&#233;put&#233;e des Fran&#231;ais &#233;tablis hors de France (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Justine Gruet, d&#233;put&#233;e du Jura (Droite r&#233;publicaine) ; &#201;douard Hesse, essayiste (Slate, Atlantico) ; Pierre Henriet, d&#233;put&#233; de Vend&#233;e (Horizons) ; Patrick Hetzel, d&#233;put&#233; du Bas-Rhin, ancien ministre (Droite r&#233;publicaine) ; S&#233;bastien Huyghe, d&#233;put&#233; du Nord (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, d&#233;put&#233; du Val-de-Marne (Droite r&#233;publicaine) ; Guillaume Kasbarian, d&#233;put&#233; d'Eure-et-Loir, ancien ministre (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Yann Kerveno, journaliste (Le Parisien, La Tribune Montpellier) ; Nicole Le Peih, d&#233;put&#233;e du Morbihan (Ensemble pour la R&#233;publique) ; &#201;ric Li&#233;geon, d&#233;put&#233; du Doubs (Droite r&#233;publicaine) ; Mac Lesggy, ing&#233;nieur agronome, journaliste (E = M6) ; Sandra Marsaud, d&#233;put&#233;e de Charente (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Laure Miller, d&#233;put&#233;e de la Marne (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Christelle Minard, d&#233;put&#233;e d'Eure-et-Loir (Droite r&#233;publicaine) ; J&#233;r&#244;me Nury, d&#233;put&#233; de l'Orne (Droite r&#233;publicaine) ; Pascal Perri, journaliste (LCI) ; Anne-Sophie Ronceret, d&#233;put&#233;e des Yvelines (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Peggy Sastre, docteure en philosophie des sciences, journaliste ; Rapha&#235;l Schellenberger, d&#233;put&#233; du Haut-Rhin (Non Inscrit) ; Jean-Pierre Taite, d&#233;put&#233; de la Loire (Droite r&#233;publicaine) ; Jean-Louis Thi&#233;riot, d&#233;put&#233; de Seine-et-Marne (Droite r&#233;publicaine) ; St&#233;phane Travert, d&#233;put&#233; de la Manche, pr&#233;sident de la commission des Affaires &#233;conomiques, ancien ministre (Ensemble pour la R&#233;publique) ; Fr&#233;d&#233;ric Valletoux, d&#233;put&#233; de Seine-et-Marne, pr&#233;sident de la commission des Affaires sociales (Horizons) ; St&#233;phane Varaire, vulgarisateur scientifique (Terre &#224; Terre).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.lepoint.fr/debats/ne-baillonnons-pas-le-debat-sur-l-ecologie-22-10-2025-2601478_2.php" class="spip_out"&gt;Lire la tribune&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Tribune Collective. SOS, cirque en danger !</title>
		<link>https://www.annelaureblin.fr/tribunes/article/tribune-collective-sos-cirque-en-danger</link>
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		<dc:date>2020-10-08T13:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Armato</dc:creator>


		<dc:subject>Culture &amp; Patrimoine</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion des d&#233;bats relatifs &#224; la condition animale, j'ai cosign&#233;, &#224; l'initiative de Julien Aubert, cette tribune de soutien au monde du cirque. &lt;br class='autobr' /&gt; TRIBUNE. Dix-sept d&#233;put&#233;s LR refusent qu'au nom de l'antisp&#233;cisme on interdise des num&#233;ros de cirque avec des animaux. Un d&#233;bat qui prend de l'ampleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aiguillonn&#233;e par le mouvement antisp&#233;ciste et animaliste, la majorit&#233; En marche ! veut interdire les animaux sauvages dans les cirques itin&#233;rants. La raison invoqu&#233;e est celle du bien-&#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/mot/medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annelaureblin.fr/mot/le-point" rel="tag"&gt;Le Point&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.annelaureblin.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton19-b802f.jpg?1780186653' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion des d&#233;bats relatifs &#224; la condition animale, j'ai cosign&#233;, &#224; l'initiative de Julien Aubert, cette tribune de soutien au monde du cirque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;TRIBUNE. Dix-sept d&#233;put&#233;s LR refusent qu'au nom de l'antisp&#233;cisme on interdise des num&#233;ros de cirque avec des animaux. Un d&#233;bat qui prend de l'ampleur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aiguillonn&#233;e par le mouvement antisp&#233;ciste et animaliste, la majorit&#233; En marche ! veut interdire les animaux sauvages dans les cirques itin&#233;rants. La raison invoqu&#233;e est celle du bien-&#234;tre animal, une notion dont tout le monde peu ou prou accepte la n&#233;cessit&#233; mais dont les limites restent floues. Jusqu'ici, le respect des normes suffisait &#224; cr&#233;er une pr&#233;somption de bientraitance. D&#233;sormais, la dimension subjective prend le dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les promoteurs du RIP animal, qui a servi de base au texte introduit devant le Parlement par C&#233;dric Villani, ne sont pas des &#171; welfaristes &#187; (ceux qui abordent la question de l'animal par la bientraitance) mais des abolitionnistes qui visent en r&#233;alit&#233; &#224; nier la fronti&#232;re des esp&#232;ces, consid&#233;rant finalement que les animaux et les hommes sont &#233;gaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le fait que l'amalgame homme/animal jette &#224; bas mille ans de construction intellectuelle impuls&#233;e par Saint Augustin et poursuivie par Descartes, il fait l'impasse sur le concept de conscience de soi, et surtout m&#232;ne vers une impasse logique : l'abolition de l'esclavage animal d&#233;bute par le lion en cage, mais demain ce sera l'&#233;levage, et pourquoi pas le chien en laisse ou en appartement, comme le d&#233;sirent les abolitionnistes et comme l'ignorent, h&#233;las, tous les amoureux des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le professeur Gary Francione, l'un des penseurs majeurs de l'antisp&#233;cisme, explique que l'approche abolitionniste s'applique &#233;galement &#224; la pratique d'avoir des animaux de compagnie, car cela n'est pas plus justifiable que les autres formes d'exploitation. En effet, les animaux de compagnie sont tout autant consid&#233;r&#233;s comme des biens meubles que l'on adopte pour satisfaire nos plaisirs, ce qui s'apparente &#224; l'esclavagisme. En r&#233;alit&#233;, l'approche abolitionniste revendique l'extinction de toutes les esp&#232;ces domestiqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'antisp&#233;cisme conduit in fine &#224; la fin pure et simple de l'&#233;levage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; des welfaristes et des abolitionnistes, tous les parrains de ce texte ne partagent pas des objectifs aussi purs. Parmi les promoteurs du RIP pour les animaux, on trouve ainsi Xavier Niel, propri&#233;taire de Kima Ventures, qui investit dans la viande artificielle en labo. L'antisp&#233;cisme conduit in fine &#224; la fin pure et simple de l'&#233;levage et &#224; engraisser l'industrie artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d&#233;battu aujourd'hui au Parlement a choisi d'entamer son combat en prenant quatre cibles principales. Deux d'entre elles ont des d&#233;fenseurs puissants et mobilis&#233;s : il s'agit de la chasse et de l'&#233;levage, des univers qui sont suffisamment organis&#233;s pour faire barrage &#224; des dispositions d&#233;cal&#233;es par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; de leur activit&#233;. Une troisi&#232;me &#8211; l'&#233;levage de fourrure &#8211; ne fait gu&#232;re d&#233;bat car la faiblesse de la demande sociale rend le d&#233;bat tr&#232;s th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la quatri&#232;me cible, le cirque, bouc &#233;missaire id&#233;al, qui par son activit&#233; nomade &#233;chappe &#224; la territorialisation politique et qui n'a pas su s'organiser en f&#233;d&#233;ration suffisamment puissante pour avoir l'oreille des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, quoi de plus populaire que le cirque, un spectacle qui ravit les petits et les grands depuis deux si&#232;cles, 13 millions de Fran&#231;ais, et qui permet aux plus modestes de voir de vrais animaux exotiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le pensons : avant d'interdire, il faut m&#251;rement r&#233;fl&#233;chir &#224; la question des animaux dans les cirques. Plus de deux cents ans de tradition, de culture risquent d'&#234;tre ray&#233;s d'un trait de plume, sans que les circassiens &#8211; &#224; qui on a expliqu&#233; qu'il fallait un scalp pour apaiser les associations environnementalistes &#8211; aient pu se d&#233;fendre. Plusieurs contre-v&#233;rit&#233;s circulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les animaux de cirque ont bien plus d'espace que d'autres animaux en captivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; d&#233;bute la souffrance ? Certains pointent du doigt la captivit&#233; et l'ennui. Pourtant, les animaux de cirque ont bien plus d'espace que d'autres animaux en captivit&#233; : 60 m2 pour un fauve lorsque le cirque est &#224; l'arr&#234;t, c'est-&#224;-dire la plupart du temps, dans des enclos en plein champ. S'agissant de l'ennui, les animaux d'un cirque sont particuli&#232;rement stimul&#233;s en journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres anticircassiens invoquent l'itin&#233;rance en s'appuyant sur la position de la F&#233;d&#233;ration des v&#233;t&#233;rinaires europ&#233;ens (FVE), hostile au transit des animaux, mais ce probl&#232;me est &#224; relativiser : la r&#233;glementation pr&#233;voit 7 m2 de cage pour un fauve lorsqu'il est transport&#233;, alors que, dans un zoo, la l&#233;gislation est plus floue sur les normes minimales, m&#234;me si l'on tourne en g&#233;n&#233;ral autour de 4 m2 la nuit. Beaucoup d'animaux domestiques en captivit&#233; aimeraient avoir autant d'espace. De plus, sur la notion de stress, elle fait d&#233;bat. Un reportage diffus&#233; par la cha&#238;ne publique allemande WDR en 2011 a ainsi d&#233;montr&#233;, en s'appuyant sur le taux de cortisol dans les &#233;chantillons salivaires, que les animaux de cirque r&#233;agissaient au transport diff&#233;remment, et surtout qu'apr&#232;s transport ils restaient bien en dessous des niveaux de stress. Enfin, rappelons que les animaux de cirque se reproduisent en captivit&#233; et vivent beaucoup plus longtemps que dans la vie sauvage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres raisonnent en distinguant animaux sauvages et animaux domestiques. C'est une fronti&#232;re fragile : le serpent ou le rat sont devenus pour certains Fran&#231;ais des animaux domestiques, alors qu'il existe des chiens et des chats sauvages. &#192; l'inverse, les animaux dits sauvages des cirques sont domestiqu&#233;s et en captivit&#233; depuis des dizaines de g&#233;n&#233;rations. Ils seraient incapables de vivre dans la nature, ou m&#234;me dans des zoos : toute personne qui a un chien ou un chat sait intuitivement l'abattement de leur animal de compagnie si demain il &#233;tait s&#233;par&#233; de son ma&#238;tre, m&#234;me confi&#233; &#224; un refuge. La bientraitance passe par l'affection que l'humain accorde &#224; l'animal, et non par de simples consid&#233;rations normatives. La FVE n'h&#233;site pas &#224; recommander l'euthanasie des animaux de cirque en cas d'impossibilit&#233; de les r&#233;introduire ailleurs, ce qui d&#233;montre une certaine froideur &#224; l'&#233;gard de ces b&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que nous devons combattre, ce sont les mauvais traitements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde du cirque vit depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations en symbiose avec le monde animal et, s'il y a eu, comme dans toute famille, des moutons noirs, ils restent des cas isol&#233;s. S'il en reste, punissons-les, mais que la sanction ne touche pas tous les circassiens, sans nuance. Laissons faire la demande du public : si v&#233;ritablement l'engouement faiblit, alors les cirques s'adapteront, mais sans couperet automatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons combattre, ce sont les mauvais traitements. Ce que nous devons conserver, c'est le lien avec le monde animal. Poss&#233;der un animal de cirque suppose d'obtenir un certificat de capacit&#233;, dipl&#244;me verrouill&#233; strictement par l'&#201;tat. Demande-t-on la m&#234;me chose &#224; ces centaines de ma&#238;tres qui abandonnent leur animal de compagnie sur la route des vacances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons combattre, c'est l'anthropomorphisme, cette id&#233;e qui fait de l'animal un humain comme les autres. Ce que nous devons conserver, c'est l'id&#233;e que l'animal n'est pas un objet, sans toutefois &#234;tre l'&#233;gal des hommes. Qu'il a une sensibilit&#233;, des &#233;motions, mais pas de conscience ou de sentiments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons combattre, enfin, c'est une vision doloriste qui fait de la soumission &#224; l'humain, de la mort finale de l'animal ou de son absence de libert&#233; un crit&#232;re pour interdire une activit&#233;. Ce que nous devons promouvoir, c'est l'id&#233;e que, parce que nous avons conscience du bien et du mal, nous sommes responsables du bon traitement de l'animal au nom de l'id&#233;e que nous nous faisons de nous-m&#234;mes. Les droits des &#233;leveurs, chasseurs, circassiens ne doivent pas s'arr&#234;ter o&#249; d&#233;butent les suppos&#233;s droits des animaux, mais o&#249; d&#233;butent ceux des autres humains (consommateurs, promeneurs&#8230;) et l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Il est d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral de sauver le cirque, qui sans animaux p&#233;riclitera en partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cirque fait partie de la civilisation occidentale. Ceux qui veulent l'euthanasier oublient souvent qu'il est avant tout un spectacle populaire, familial, avec ce zeste de m&#233;pris de classe qui les emp&#234;che de cerner la v&#233;ritable nature de ce qui reste avant tout une culture minoritaire et nomade &#224; prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Liste des cosignataires : Julien AUBERT, d&#233;put&#233; de Vaucluse ; Thibault BAZIN, d&#233;put&#233; de Meurthe-et-Moselle ; Anne-Laure BLIN, d&#233;put&#233; de Maine-et-Loire ; Jean-Yves BONY, d&#233;put&#233; du Cantal ; Jean-Claude BOUCHET, d&#233;put&#233; de Vaucluse ; Jean-Luc BOURGEAUX, d&#233;put&#233; d'Ille-et-Vilaine ; Xavier BRETON, d&#233;put&#233; de l'Ain ; Olivier DASSAULT, d&#233;put&#233; de l'Oise ; Claude DE GANAY, d&#233;put&#233; du Loiret ; Philippe GOSSELIN, d&#233;put&#233; de la Manche ; Marc LE FUR, d&#233;put&#233; des C&#244;tes-d'Armor, vice-pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale ; Genevi&#232;ve LEVY, d&#233;put&#233; du Var ; Didier QUENTIN, d&#233;put&#233; de Charente-Maritime ; Guy TEISSIER, d&#233;put&#233; des Bouches-du-Rh&#244;ne ; Robert THERRY, d&#233;put&#233; du Pas-de-Calais ; Laurence TRASTOUR-ISNART, d&#233;put&#233; des Alpes-Maritimes ; Pierre VATIN, d&#233;put&#233; de l'Oise.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.lepoint.fr/debats/sos-cirque-en-danger-08-10-2020-2395492_2.php?fbclid=IwAR09VB1tn8XFoLyxyupoH5pO96lRk2nMYxuAgUPKRg3daUeNU00TLTbjKN0" class="spip_out"&gt;SOS, cirque en danger !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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