Vote de confiance à Bayrou : « La seule priorité, c’est de sauver la France » lance cette députée LR
Députée du Maine-et-Loire, Anne-Laure Blin n’accorde pas sa confiance à un Premier ministre qui « ne reprend aucune des propositions faîtes par les Républicains ».
Députée de la 3e circonscription du Maine-et-Loire, Anne-Laure Blin a réagi par communiqué à la situation nationale et au vote de confiance sollicité par le Premier ministre François Bayrou le 8 septembre 2025 devant l’Assemblée nationale. "Mathématiquement, les rapports de force sont clairs. À l’instar de l’adoption de la dernière motion de censure (en fin d’année 2024) qui a fait tomber le gouvernement Barnier, le gouvernement Bayrou a de fortes chances de tomber lui aussi dans treize jours. Désormais, à l’actuel Premier ministre et au président de la République de jouer carte sur table pour l’avenir de la France et de dire très clairement ce qu’ils envisagent pour l’après", écrit-elle.
Sollicitée par nos soins pour clarifier sa position sur le vote à venir, Anne-Laure Blin répond "qu’il apparaît difficile d’accorder sa confiance à un Premier ministre qui ne reprend aucune proposition qu’on lui a faite (avec Les Républicains)". Elle avait tweeté mi-juillet que "le Premier ministre joue la comédie des temps difficiles mais le scénario est usé jusqu’à la corde […]. Pendant que l’État fait semblant de se serrer la ceinture, les Français passent eux à la caisse. Encore." Sur la proposition de supprimer deux jours fériés, la parlementaire avait également écrit sur X que "pour plus de productivité, il faut remettre au boulot ceux qui ne travaillent pas […]. C’est cela le vrai courage."
« Stop à l’assistanat et à la bureaucratie »
Dans son communiqué titré "la seule priorité qui vaille, c’est de sauver la France", la députée LR revient sur "la situation économique et politique catastrophique du pays". "Au début de l’été, les propositions que j’ai formulées avec mon groupe Les Républicains étaient très claires : stop à la gabegie d’argent public et stop à l’assistanat et à la bureaucratie."
"Plutôt que de prendre ces voies de bon sens, le premier Ministre annonce hier mettre en scène sa sortie après avoir tué le débat budgétaire durant tout l’été avec ses propositions unilatérales tapant sur la France qui travaille, refusant toutes mesures pour limiter l’immigration et toute piste d’économies structurelles comme par exemple la suppression de toutes les instances et comités qui ne servent à rien". À la question de l’après 8 septembre et à une éventuelle dissolution, Anne-Laure Blin répond que "le champ des possibles est assez ouvert."









