0 %

Vaccins – pour Anne-Laure BLIN « il y a un véritable isolement du gouvernement »

La France est pointée du doigt pour son retard sur la vaccination, vis-à-vis d’autres pays comme le Royaume-Uni et l’Allemagne. Avec seulement 516 doses administrées au 4 janvier, le gouvernement est vivement critiqué pour sa lenteur dans cette opération. Anne-Laure Blin, députée Les Républicains de la troisième circonscription du Maine-et-Loire, ne comprend pas que le gouvernement n’associe pas les collectivités à cette stratégie.

"Je constate un véritable isolement du gouvernement", entame Anne-Laure Blin au sujet de la stratégie de vaccination de l’exécutif. Alors que de nombreuses collectivités se disent prêtes à participer à l’effort de vaccination, l’élue renchérit : "Il faut qu’il associe l’ensemble des acteurs (élus locaux, préfets, parlementaires). Si nous voulons vaincre ce virus, il faut redonner confiance aux Français et associer tout le monde".

Alors que le Royaume-Uni reconfine sa population, Anne-Laure Blin craint de nouveaux confinements dus à cette lenteur et cette difficulté à vacciner la population. "La décision qu’a pris l’Angleterre doit nous alerter. Dans mon territoire, ils ne comprennent pas ce manque de réactivité", regrette-t-elle.

"Il faut que nous soyons rassemblés mais pour que nous le soyons, il faut qu’il y ait co-construction. Il y a une bureaucratie qui est totalement organisée face au président de la République et éloignée de la réalité des élus locaux", déplore Anne-Laure Blin.

Pour améliorer cette stratégie vaccinale, le gouvernement a missionné le Conseil économique, social et environnemental (CESE) de tirer au sort 35 citoyens pour retisser la confiance des Français envers le vaccin. "Il faut être sérieux. Est-ce qu’on en est à un point de devoir constituer un nouveau conseil ? Il faut admettre que les choses ne sont pas aussi bien qu’on aurait souhaité", lâche la députée.

L’épidémie de Covid-19 pourrait poser des difficultés à la tenue des élections régionales, déjà reportées au mois de juin. "On sait que ce n’est pas tellement le fait de voter qui pose problème, mais plutôt la campagne", affirme Anne-Laure Blin.
La députée garde en tête le scrutin des municipales de 2020, qui a pu se tenir alors que les commerçants devaient rester porte close. "Il faut qu’il y ait une politique globale. On ne peut pas dire tout et son contraire", conclut-elle.

Ecouter son interview

Partager cet article