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Parçay les Pins. Le musée Jules-Desbois a fêté comme il se doit ses vingt ans

Parçay les Pins. Le musée Jules-Desbois a fêté comme il se doit ses vingt ans

La petite commune de Parçay-les-Pins a célébré les vingt ans du musée Jules-Desbois, le sculpteur natif de ce village de la campagne noyantaise, samedi 4 septembre.

Comment ne pas succomber au plus bel âge ? Parçay-les-Pins a voulu fêter comme il se doit les vingt ans du musée Jules-Desbois et en même temps que ceux de la compagnie angevine La Parenthèse, parmi les premières à s’être produite dans ce lieu de culture étonnant, implanté dans un village de la campagne noyantaise. Natif de la commune, Jules-Desbois (1851-1935), ami proche d’Auguste Rodin, a laissé une trace indélébile sur son village natal.

Au point que plusieurs passionnés du travail du sculpteur – comme Raymond Huard qui a racheté sa maison natale – ont acheté de nombreuses œuvres de sa collection pour les mettre à disposition d’une association. L’objectif d’un musée s’est dessiné avec un premier lieu de visite associatif en 1987 qui prendra réellement une dimension à la hauteur du talent de Jules-Desbois en 2001, avec la construction de ce nouvel écrin, labellisé Musée de France, grâce à l’apport des collectivités locales.

La culture comme trait d’union

De tout ce chemin parcouru, Jean-Noël Marionneau, président de l’Association des amis de Jules-Desbois, en a retracé les grandes lignes au moment de souffler – virtuellement – les vingt bougies du musée, samedi 4 septembre 2021. Il n’était pas venu les mains vides puisqu’il a apporté comme cadeau une médaille d’Amphitrite en bronze glanée dans une vente aux enchères.

Comment imaginer qu’un musée qui fait écho à celui de Rodin à Paris soit situé dans un village de 850 habitants, a discouru Yann Semler-Collery, conseiller en charge de la culture et du patrimoine au Département, qui a salué l’engagement de tous. Adrien Denis, maire de Noyant-Villages dont Parçay est une commune déléguée, a loué le travail et les conseils culturels de l’association avant d’évoquer le beau, l’harmonieux pour contrebalancer le marchand.

L’art ne se quantifie pas mais nous nous enrichissons tous de l’art, a-t-il déclaré avant que la députée Anne-Laure Blin n’évoque à son tour ces sculptures qui célèbrent le corps humain avec esthétisme et réalisme et le lien fondamental entre nous que représente la culture.

Une parenthèse dansante

Au-delà des discours, le public a pu (re)visiter le musée, (re)voir les œuvres exposées de Jules-Desbois et aussi admirer la performance de la compagnie angevine La Parenthèse, invitée à fêter elle aussi ses vingt ans à Parçay-les-Pins. Un lieu singulier que son fondateur, Christophe Garcia, a apprécié lors de son installation en Anjou après un crochet par Marseille.

Le musée a été l’un des premiers de la région à nous ouvrir ses portes il y a sept ans et on a beaucoup travaillé avec les enfants du Noyantais et du Baugeois​, explique le chorégraphe. Même si la compagnie s’est beaucoup développée en vingt ans, avec dix danseurs et une centaine de spectacles par an avec des prochaines tournées en Amérique du Nord, on est très heureux de revenir vers nos racines angevines et vers ce joyau au milieu de la campagne. Ce musée me parle, il est hyper-inspirant : on y avait joué « Les nuits d’été » de Berlioz.

Christophe Garcia s’est donc imprégné du lieu pour repenser un spectacle de danse accordé au musée. Cette première partie à quatre danseurs devrait être à l’avenir être complétée par six autres : elle a été créée pour être en immersion avec le public. Le public a pu apprécier à deux reprises cette création sortie en mai. Un vent de fraîcheur et de jeunesse pour fêter ses vingt ans : comment pouvait-il en être autrement ?

Courrier de l’Ouest - 5 septembre 2021

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