« Nos exploitations font face à des menaces » : ce que pourrait changer ce projet pour les agriculteurs

« Nos exploitations font face à des menaces » : ce que pourrait changer ce projet pour les agriculteurs

« Nos exploitations font face à des menaces » : ce que pourrait changer ce projet pour les agriculteurs

Ce mardi 2 juin, les députés ont largement adopté en première lecture le projet de loi d’urgence agricole. Une première étape importante pour Anne-Laure Blin, députée de la 3e circonscription de Maine-et-Loire. Elle souligne des « avancées majeures et stratégiques » pour les agriculteurs.

Si ce n’est pas un texte « qui résoudra tous les problèmes du monde agricole », Anne-Laure Blin salue des avancées « majeures et stratégiques ».

Pour la députée de la 3e circonscription de Maine-et-Loire, également porte-parole du groupe Droite Républicaine, ce texte doit permettre de simplifier les questions de gestion de l’eau. « Nos exploitations, particulièrement dans la Vallée de l’Authion, font face à des menaces de réduction des volumes », souligne celle qui a également fait adopter un amendement pour l’utilisation des volumes d’eau usées traitées réutilisées. « L’objectif est de multiplier par dix, d’ici à 2030, ces volumes par rapport à 2020 », indique-t-elle.

Le projet de loi veut également mieux protéger les exploitations agricoles contre les vols et les dégradations. « Il y en a eu beaucoup en Maine-et-Loire dernièrement », assure Anne-Laure Blin, qui cite des « vols de GPS » . « Ce sont leurs outils de travail. Il faut sanctionner ceux qui pénètrent de manière sauvage dans les exploitations, les champs… »

Son groupe politique s’est également fortement mobilisé pour l’augmentation de l’abattage des loups, lorsqu’il existe une menace sur les troupeaux, et la mise en place de l’autorisation de l’utilisation des lunettes thermiques « pour améliorer l’efficacité des tirs de défense ». « Le Maine-et-Loire n’est pas un territoire avec beaucoup de loups, reconnaît néanmoins Anne-Laure Blin. J’aurais aimé qu’on aille un peu plus loin en élargissant la lutte contre la prédation à des espèces considérées comme protégées qui causent pourtant énormément de problèmes. »

Le texte propose enfin de lutter contre la concurrence déloyale avec l’adoption de sanctions visant les importations ne respectant pas les normes sanitaires européennes. « Il faut vraiment placer les agriculteurs comme des acteurs économiques du territoire, les accompagner et ne pas les brider. On a tendance à considérer qu’ils sont des pollueurs, mais ce sont les premiers protecteurs de notre environnement. Sans eux, on ne pourrait pas se nourrir. »


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