Le Génie, « arme d’appui essentielle trop longtemps délaissée »

Le Génie, « arme d'appui essentielle trop longtemps délaissée »

Le Génie, « arme d’appui essentielle trop longtemps délaissée »

Après huit mois d’auditions et de déplacements, la mission parlementaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale consacrée à l’Arme du Génie a dressé son bilan et ses recommandations. Cette mission était dirigée par la député du Maine-et-Loire Anne-Laure Blin qui rappelle que le département de Maine-et-Loire est « historiquement lié avec l’arme au regard de la présence du 6e régiment du génie, de l’École du génie à Angers ainsi que – depuis 2024 – de la brigade recréée du génie et du 2e régiment de dragons à Fontevraud dans le Saumurois. ».

Plus largement, les membres de la commission constatent que le Génie est « une arme d’appui essentielle trop longtemps délaissée » (l’histoire du Génie confirme au moins le premier point). Ils estiment aussi qu’après des décennies de réduction capacitaire, « le génie doit redevenir une priorité stratégique pour garantir la mobilité et l’efficacité de nos armées face aux nouveaux risques de conflits majeurs dans un contexte de haute intensité. » C’est à mon sens faire une lecture ukraino-centrée du rôle du Génie et méconnaître l’action des sapeurs lors des interventions françaises d’Afghanistan et du Sahel pour ne citer qu’elles. Je cite : « Le retour d’expérience du conflit en Ukraine montre que la guerre ne se mène pas sans sapeurs, qu’il s’agisse de faire sortir un camp de terre, de fortifier des défenses ou d’ouvrir un chemin » (page 24). On oubliera assurer la fouille opérationnel, construire de FOB et déminer les itinéraires…


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