Haro sur les zones à faibles émissions

Haro sur les zones à faibles émissions

Haro sur les zones à faibles émissions

Députée Les Républicains de Maine-et-Loire, Anne-Laure Blin monte au créneau après la censure de l’interdiction des Zones à faibles émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel. La députée du Saumurois espère rassembler 185 signatures de parlementaires pour qu’un référendum soit organisé sur cette question.

Son opposition aux Zones à faibles émissions (ZFE) n’est pas nouvelle mais la décision du Conseil constitutionnel de les rétablir alors qu’elles avaient été supprimées mi-avril dans la loi de simplification, a courroucé Anne-Laure Blin, la députée de Saumur Nord (Maine-et-Loire). La porte-parole du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale veut déposer une proposition de loi de Référendum d’initiative partagées (RIP) pour abroger définitivement les ZFE.

"La plus grande ségrégation sociale depuis l’abolition des privilèges, n’hésite pas à lancer Anne-Laure Blin pour laquelle une nouvelle fois, le peuple est bafoué" par la décision du Conseil constitutionnel de censurer 25 articles sur 84 du texte « simplification vie économique » adopté par les parlementaires les 14 et 15 avril derniers. "En interdisant l’accès aux centres-villes aux véhicules Crit’Air 3, 4, 5 ou non-classés, cette mesure pénalise lourdement la France rurale, privée d’alternatives à la voiture, ainsi que les ménages les plus modestes", déclare la députée qui a désormais l’objectif de rassembler la signature de 185 parlementaires pour soumettre la question du maintien de ce dispositif au peuple français.

"Je suis contre cette idéologie d’écologie punitive, complètement décorrélée des réalités de terrain et économiques. Je veux porter la voix de l’écologie de l’innovation et de la technologie", se défend la députée, refusant d’obéir au dogme du tout électrique. "Comment voulez-vous que les plus pauvres puissent acheter un véhicule à 30 000 €", interroge-t-elle. "On pénalise la France rurale, la France qui travaille ! Il y a des artisans qui ne peuvent plus accéder aux centres-villes alors qu’il y a la nécessité de rénover des bâtiments."

"Face au verrouillage manifeste des institutions et aux blocages récurrents des hautes cours, la parole doit impérativement être rendue de manière directe aux citoyens," conclut la députée saumuroise qui annonce déposer dans les prochaines heures une proposition de loi visant à lancer une proposition de loi référendaire en application de l’article 11 de la Constitution.


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