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Dans la presse. Nantes : des familles dans la rue pour défendre l’école à la maison

Je rejoins le gouvernement dans son souci de lutte contre l’islam politique et la radicalisation mais l’IEF est une mauvaise cible. La cible ce sont "les écoles" clandestines.

Interdire l’école à la maison c’est s’attaquer à la liberté fondamentale d’instruire.

Elles ont fait un choix : celui d’instruire leurs enfants en famille. Un mode de vie, aujourd’hui remis en question par le gouvernement qui souhaite ramener dans le giron de l’école publique, près de 50 000 enfants.

"Pour moi, l’état se trompe de cible"

Anne-Laure Blin, députée LR de la troisième circonscription du Maine-et-Loire n’est pas vraiment une spécialiste de la question mais elle a été alertée par des familles préoccupées par le projet de loi qui va être présenté courant décembre à l’ Assemblée Nationale.

" J’ai reçu entre 100 et 150 mails de personnes inquiètes. Je ne pensais pas que dans ma circonscription, autant de personnes étaient concernées par l’instruction en famille. J’ai donc estimé qu’il fallait creuser la question pour débattre de ce projet de loi en toute connaissance de cause ".

La députée a donc organisé une viso-conférence. 80 personnes parlementaires de tous bords et des membres d’associations ont discuté des enjeux de l’école à la maison. Parmi les thèmes abordés, la sociabilisation des enfants, leurs liens avec l’extérieur ou encore la situation professionnelle des parents.

" Je me suis aperçue qu’il y avait beaucoup de préjugés autour de cette question. Par exemple, beaucoup de gens pensent que les parents qui font ce choix sont marginaux, qu’ils ne travaillent pas et que les enfants sont désociabilisés.
Or c’est faux, les familles travaillent, certaines à mi-temps, en parallèle de l’instruction de leurs enfants. Il est important que nous, parlementaires, sachions ce qui se passe sur le terrain".

"Je rejoins le gouvernement dans son souci de lutte contre l’islam politique et la radicalisation, pour autant, l’IEF est une mauvaise cible. La cible ce sont "les écoles" clandestines, explique Anne-laure Blin, Je ne suis pas favorable à ce que l’on interdise l’école à la maison, car on s’attaquerait à la liberté d’instruire. Il faut continuer à faire confiance aux familles, on ne peut pas au nom de quelques familles déviantes, condamner toutes les familles de France".

Pour la députée ligérienne, interdire l’IEF toucherait l’un des droits fondamentaux des citoyens : celui de choisir un mode d’instruction inscrit dans la constitution.

France 3 - 20 novembre 2020

Nantes : des familles dans la rue pour défendre l’école à la maison

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