Urgence agricole : il est urgent de réagir pour stopper l’enfer administratif et l’effondrement de la souveraineté semencière et alimentaire française

Urgence agricole : il est urgent de réagir pour stopper l’enfer administratif et l’effondrement de la souveraineté semencière et alimentaire française

Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir ses portes, j’ai interpellé ce mardi le Premier ministre lors de la séance des Questions au Gouvernement.

Entre explosion des normes et déficit commercial historique, j’ai appellé à un changement radical d’état d’esprit pour protéger les agriculteurs.

En seulement un an, la balance commerciale agroalimentaire française a chuté de 4,7 milliards d’euros. Pour la première fois de son histoire, la France affiche un déficit sur ses produits agricoles bruts.
Face à cette situation, les idéologies de la décroissance qui s’expriment dans l’hémicycle ne font qu’affaiblir ceux qui nous nourrissent alors que la priorité devrait être leur soutien indéfectible.

Les crues qui touchent notre département de Maine-et-Loire illustrent parfaitement cette absurdité. Les champs sont gorgés d’eau, mais l’eau file sans que l’on puisse la stocker !

J’ai aussi martelé qu’il est plus qu’urgent de suspendre les mesures liées aux études HMUC, et je rencontrerai d’ailleurs à ce sujet la semaine prochaine la préfète de Bassin pour l’entretenir des difficultés du territoire Nord-est Anjou.

Une nouvelle fois, j’ai redit tout haut ce qu’attendent nos agriculteurs. Un changement de paradigme est indispensable. Le projet de loi d’urgence agricole annoncé doit contenir enfin des réponses concrètes : déployer les moyens de stockage d’eau, mettre en place un véritable droit à l’erreur, arrêter immédiatement toutes les surtranspositions, et supprimer toutes les agences inutiles à commencer par l’OFB.


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