Texte "Protection de l’enfance" : Il n’y a rien de plus précieux que nos enfants
🚸 ✅ Il y a des combats que l’on choisit. Et il y a ceux qui s’imposent à nous.
Parce qu’ils touchent à ce que nous avons de plus précieux. Parce qu’ils concernent des enfants qui n’ont pas toujours la force de se défendre, ni la possibilité de faire entendre leur voix.
Qui y a-t-il de plus précieux que nos enfants ?
Depuis le début de mon mandat, j’ai fait de la protection de l’enfance un engagement personnel. J’ai siégé au sein de la délégation aux droits des enfants, puis à la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance.
Mais au-delà du travail parlementaire parisien, ce sont surtout les rencontres qui m’ont profondément marquée.
Au fil de mes permanences, j’ai reçu des parents bouleversés, des grands-parents démunis, des familles qui ne demandaient qu’à être entendues.
Certains m’ont raconté leur combat face à une administration qui semblait parfois avoir oublié l’humain. D’autres m’ont parlé d’enfants réellement en danger qui, eux, n’avaient pas été protégés à temps.
Derrière chaque discussion, il y a un visage, une famille, une histoire. Et trop souvent, une immense souffrance.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, près de 405 500 mesures d’aide sociale à l’enfance étaient en cours, soit une hausse de près de 50 % depuis 1998. Cette progression doit nous interroger. Car si le placement est parfois indispensable pour sauver un enfant, il ne peut pas devenir une réponse automatique.
La première protection d’un enfant, lorsqu’elle est possible, reste sa famille.
Or, depuis trop longtemps, notre politique familiale s’est progressivement affaiblie. Trop souvent, les parents sont regardés avec suspicion plutôt qu’accompagnés. Pourtant, ils demeurent les premiers éducateurs de leurs enfants et les premiers responsables de leur équilibre.
Le placement doit rester une exception, jamais une habitude. Avant de séparer un enfant de sa famille, nous devons tout mettre en œuvre pour accompagner, soutenir et aider les parents, ou rechercher des solutions auprès des proches. Protéger un enfant ne devrait jamais signifier renoncer à sa famille lorsque celle-ci peut être soutenue et reconstruite.
C’est pourquoi, au cours de l’examen de ce texte "Protection de l’enfance", j’ai défendu plusieurs propositions pour replacer la famille au cœur de notre politique de protection de l’enfance.
J’ai souhaité renforcer les droits des parents et des enfants afin qu’ils puissent être entendus, accompagnés et avoir accès aux éléments qui les concernent. Parce qu’une justice équitable ne peut exister sans un véritable débat contradictoire.
J’ai également porté des mesures pour mieux contrôler les lieux de vie et d’accueil et renforcer la formation des professionnels. Tous les acteurs de terrain me l’ont dit : nous ne pouvons plus accepter que des structures accueillant des enfants vulnérables fonctionnent sans garanties suffisantes ni exigences communes.
Je n’oublie pas non plus les assistants familiaux, ces femmes et ces hommes qui ouvrent leur foyer, leur quotidien et leur cœur à des enfants souvent cabossés par la vie. Leur engagement est remarquable. Pourtant, ils manquent encore de reconnaissance et de soutien. C’est pourquoi j’ai proposé de renforcer leur formation, d’améliorer leurs conditions d’exercice et de leur offrir un accompagnement digne de l’engagement qu’ils portent chaque jour.
Enfin, j’ai obtenu l’adoption d’un amendement auquel je tenais particulièrement afin de renforcer la réponse pénale à l’encontre des auteurs des crimes les plus odieux commis contre des enfants.
Il est insupportable que ceux qui brisent une enfance puissent espérer retrouver un jour leur liberté sans avoir exécuté l’intégralité de la période de sûreté prévue par la loi.
L’article 11Ter issu de mon amendement de perpétuité réelle garantit une réponse pénale ferme et adresse un message clair : lorsque l’on s’en prend à un enfant, la société doit protéger les victimes avec la plus grande fermeté et écarter durablement ceux qui représentent un danger.
Dans un monde où la violence progresse et où les repères s’effacent parfois, nous avons le devoir collectif d’être à la hauteur de cette responsabilité.
Parce qu’au fond, qui y a-t-il de plus précieux que nos enfants ? ABSOLUMENT RIEN.












