0 %

Question au gouvernement : Monsieur le Premier Ministre, notre jeunesse est notre avenir !

J’ai posé aujourd’hui, ma 2ème question au gouvernement la semaine dernière. Elle était consacrée à la situation des étudiants.

Voici l’intégralité de mon intervention :

— -

M. le président. La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Mme Anne-Laure Blin. Notre jeunesse est notre avenir ; et, aujourd’hui, son avenir est entre vos mains. La crise sanitaire dure depuis dix mois. Bien évidemment, cette période est compliquée pour tous les Français, mais il est absolument nécessaire que vous entendiez l’immense détresse des étudiants. De jour en jour, les difficultés augmentent pour les jeunes et leurs familles, tant sur le plan psychologique que dans le domaine économique.

À l’heure actuelle, votre seule réponse consiste à instaurer des cours à distance, à l’exception, à partir de la fin du mois, des étudiants de première année. Mais une plateforme ne se substitue pas aux échanges humains et aux travaux en petits groupes !

Plusieurs députés du groupe LR. Eh oui !

Mme Anne-Laure Blin. L’université est la grande oubliée. Imaginez-vous, savez-vous seulement, que les étudiants passent de cours en ligne en cours en ligne et d’« apéro Zoom » en « apéro Zoom », que l’écran d’ordinateur est devenu leur unique horizon ?

Ces choix provoquent une dévaluation des formations, et donc des diplômes qui seront délivrés demain.

Et c’est sans compter tous ceux qui resteront sur le bord du chemin : l’emploi des jeunes diplômés est fortement affecté. Le phénomène est d’autant plus inquiétant que même les jeunes issus de très bonnes formations ne sont pas épargnés ; six mois après l’obtention de leur diplôme, plus de 45 % d’entre eux ne trouvent toujours pas d’emploi, quand ils n’étaient que 25 % dans ce cas en 2018.

La reprise des cours mais également la professionnalisation des cursus universitaires sont des nécessités vitales pour relancer notre pays.
Il est impératif de redonner un cap à ces générations, qui ne doivent pas être sacrifiées.
II y va de leur avenir.
La France a besoin d’eux. Entendez-les.
Monsieur le Premier ministre, rouvrez nos facs !
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.)

Partager cet article