PLFSS 2026. Un texte qui aurait pu être perfectible mais qui tient compte de la « realpolitik »

PLFSS 2026. Un texte qui aurait pu être perfectible mais qui tient compte de la « realpolitik »

PLFSS 2026. Un texte qui aurait pu être perfectible mais qui tient compte de la « realpolitik »

L’adoption du budget de la Sécurité sociale, ce fameux « PLFSS » s’est jouée à très peu de voix aujourd’hui. Et pour cause : ce budget est loin, très loin, d’être à la hauteur des enjeux de notre système de santé ; pis, je crains une dégradation progressive de celui-ci.

Certes, le PLFSS final s’éloigne considérablement de la version initiale du gouvernement, après des semaines de travail à l’Assemblée. Mais aux termes des débats, j’avoue ne pas y avoir retrouvé la ligne défendue collectivement avec Groupe Droite Républicaine : pas de hausse d’impôts, pas de nouvelles taxes, mais des économies ciblées et concrètes pour réduire le déficit.

Au fil du travail parlementaire, les masques sont tombés. Chacun a pu constater l’écart entre les déclarations publiques et la réalité des votes.

Tandis que certains proposaient un déluge de nouveaux prélèvements à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros, nous avons réussi — parfois à quelques voix près — à revenir sur cette dérive fiscale : fiscalisation des titres-restaurant et chèques-vacances, hausse de la CSG sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières, nouvelles taxes dites « comportementales », sur-cotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins, et bien d’autres.

Une accumulation de mesures qui, si elles avaient été adoptées, auraient une fois de plus pénalisé le pouvoir d’achat.

Ce budget adopté est loin d’être idéal, mais amendement après amendement, nous avons obtenu avec les collègues de la Groupe Droite Républicaine plusieurs avancées : la défiscalisation totale des heures supplémentaires, la protection de l’épargne contre l’augmentation de la CSG, le maintien du réseau de pharmacies rurales, la revalorisation des pensions de retraite ou encore la suppression de la hausse des cotisations sur les salaires des apprentis.

Et à peine quelques minutes avant le vote final encore, nous avons aussi évité de justesse la mise sous tutelle de la Cnam sur nos professionnels de santé libéraux. Un combat mené sans relâche.

J’aurais préféré encore plus pour la France et les Français mais le temps est aussi à la « realpolitik ».

Jamais le travail ne doit s’arrêter et le mien reste clair : réduire la bureaucratie, réaliser des économies, lutter contre la fraude : des leviers essentiels pour continuer à garantir des soins de qualité à la population française.

C’est la voie que j’ai choisie et dans laquelle je travaille à l’image des 3 textes déposés, il y a une dizaine de jours, pour agir contre le poids grandissant de la suradministration.

Avec détermination, il faut atteindre ce cap, malgré les tempêtes politiques et les difficultés que traverse notre pays.