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Métiers d’art : des artisans au service du Beau et de l’Excellence

Présidente de la mission d’information sur les métiers d’excellence et les métiers d’art depuis octobre, le travail mené avec mes deux autres collègues a été présenté ce mercredi en commission des affaires économiques après plus de 3 mois de travail, d’auditions et de visites de terrain.

La question des métiers d’art me tient particulièrement à cœur car notre territoire peut s’enorgueillir de sa tradition d’artisanat d’art et que nos artisans d’art font le rayonnement de la France.

Héritiers de savoir-faire ancestraux, ils sont les gardiens des gestes rares et sont une vitrine pour la France et nos régions.

Durant plusieurs semaines, j’ai effectué pendant de nombreuses visites terrain, dont l’Atelier Berluti à Gennes-Val-de-Loire, le Conseil National du Cuir, le chantier de restauration de l’église de Beaufort-en-Anjou, l’école d’enluminure d’Angers, l’École supérieure d’Arts Appliqués, de Design et de Multimédia d’Angers ou encore les manufactures J.M Weston et Bernardaud à Limoges.
J’ai également rencontré Antonin Martineau, sculpteur et meilleur ouvrier de France à Neuillé, ainsi que les ministres Roselyne Bachelot et Jean-Baptiste Lemoyne, et auditionné Raphaëlle Le Baud fondatrice de l’entreprise « Métiers rares ».

Conjuguer auditions et visites de terrain était pour moi essentiel. Car c’est indéniablement aux côtés des professionnels que j’ai enrichi ma réflexion.
J’ai rencontré des hommes et des femmes à l’infinie patience, qui chaque jour travaillent minutieusement et harmonieusement pour offrir le plus Beau de ce que l’on fait en France et de la promotion de notre art de vivre à la française.

Un point particulier sur lequel je me suis penchée est la question de la transmission de ces gestes si minutieux.
> Comment assurer la bonne transmission des gestes rares, quand il n’y a plus de formations pour certains de ces métiers ?
> Comment promouvoir le Beau et le sens de la pratique manuelle dès le plus jeune âge ?
> Comment parvenir à maintenir sur notre territoire les savoir-faire artisanaux d’excellence quand il existe une telle tension sur la formation et le recrutement partagée par de nombreux secteurs professionnels ?
Aujourd’hui de nombreuses formations sont faites au sein des entreprises, au contact des salariés et des artisans les plus expérimentés, faute de formations adéquates et sur mesure prévues par l’Education nationale.

De ces semaines de travail ressort également la nécessité d’alléger la pression fiscale et notamment de mettre en place un véritable soutien et une stratégie d’Etat aussi bien sur notre territoire qu’au niveau international.

Une autre bataille sera également d’alléger les lourdeurs administratives dans les démarches du quotidien mais surtout éviter la surtransposition de certaines normes européennes.

Pour redonner ses lettres de noblesse à l’artisanat d’art français, il est indispensable de concevoir une véritable politique publique en faveur de ces véritables pépites entrepreneuriales de notre territoire.
La première des priorités étant de les accompagner à promouvoir ces métiers uniques en leur facilitant la vie sans les entraver dans leurs initiatives ou les accabler par de la bureaucratie ou de la surtransposition normative.

La France et les Français sont fiers de leurs artisans, donnons-leur les moyens de continuer à partager leurs talents à nos enfants et aux yeux du monde.

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