Le projet de loi d’urgence agricole est un pas de plus en faveur de notre souveraineté alimentaire et en soutien à nos agriculteurs
L’accumulation de normes qui étouffent et une concurrence déloyale accrue restent aujourd’hui les deux causes profondes qui affaiblissent notre modèle économique agricole. C’est pour cela qu’une nouvelle fois fortement engagée sur le texte, j’ai déposé plusieurs dizaines d’amendements, travaillé durant plusieurs heures le texte et ai voté en faveur du Projet de loi d’urgence agricole pour la protection et la souveraineté alimentaires (369 voix pour / 178 voix contre).
En seulement un an, la balance commerciale agroalimentaire française a chuté de 4,7 milliards d’euros. Pour la première fois de son histoire, la France affiche un déficit sur ses produits agricoles bruts.
Ma ligne est toujours intacte : ceux qui nourrissent la France méritent que l’on se batte pour eux. Cela signifie très concrètement de permettre aux agriculteurs de produire c’est-à-dire de pouvoir bénéficier de l’ensemble des moyens de production possible (par exemple d’accès à l’eau) pour qu’ils puissent vivre dignement de leur travail.
Des avancées majeures ont été obtenues dans ce texte en soutien au monde agricole :
- Sur la sécurisation de l’accès à l’eau : la sécurisation des projets de stockage et la facilitation de retenues d’eau sont un marqueur important pour l’irrigation et l’abreuvement des bêtes ;
- Sur la protection des exploitations agricoles contre les vols, les dégradations et les recours abusifs qui ralentissent ou bloquent trop souvent les projets agricoles, il est désormais prévu une augmentation des peines pour aggraver les délits d’intrusion sauvage ;
- Concernant les aires de captage, il est prévu des garanties essentielles, incluant des compensations financières pour les exploitations touchées par des restrictions, et la fin de l’injustice qui consistait à tenir les agriculteurs d’aujourd’hui pour responsables des pollutions historiques.
- Pour la défense des élevages face au loup : le groupe de la Droite républicaine s’est fortement mobilisée pour obtenir l’augmentation de l’abattage des loups lorsqu’il existe une menace sur les troupeaux et la mise en place enfin de l’autorisation de l’utilisation des lunettes thermiques pour améliorer l’efficacité des tirs de défense.
- Sur la lutte contre la concurrence déloyale, l’adoption de sanctions visant les importations ne respectant pas les normes sanitaires européennes, en responsabilisant et en sanctionnant les entreprises importatrices qui contournent ces exigences était primordial.
C’est tambour battant que je continue mon combat pour nos agriculteurs. A Paris comme en Anjou, nos agriculteurs ont besoin d’être portés et valorisés. Nous sommes très heureux d’apprécier les produits de nos terroirs dans nos assiettes, mais il faut aussi savoir que c’est souvent au prix d’un lourd travail de la terre de nos exploitants agricoles, de leurs familles, de leurs salariés et saisonniers. Les Français savent combien nous pouvons compter sur eux alors nous ne pouvons pas les abandonner sous peine de les voir disparaître peu à peu de nos campagnes.
Plus spécialement sur les questions d’accès à l’eau et particulièrement au regard des menaces de réduction des volumes qui pèsent sur nos exploitations singulièrement dans la Vallée de l’Authion, il est impensable de négliger ces sujets qui sont la clé du maintien sur notre territoire d’une réelle souveraineté semencière et alimentaire mais aussi économique.
A ce titre, je suis excessivement mobilisée : rencontre institutionnelle avec le préfet de bassin, échanges réguliers avec nos irrigants, déplacements de terrain dans nos entreprises. Ma mobilisation est totale pour que l’accès à l’eau leur soit garanti.
J’ai fait adopter un amendement crucial pour l’utilisation des volumes d’eau usées traitées réutilisées. Ce texte fixe désormais une trajectoire ambitieuse à l’État : multiplier par dix, d’ici à 2030 ces volumes par rapport à 2020, puis par trente d’ici 2040 et par cinquante d’ici 2050. En gravant ces objectifs chiffrés dans la loi, nous donnons une impulsion inédite à d’autres possibilités d’utilisation de l’eau.
Ce texte n’est pas une fin en lui-même, bien d’autres sujets restent encore à traiter, mais pierre après pierre, nous réussirons enfin à restaurer notre fierté agricole.









