Le 1er mai doit être le jour de la « liberté de travailler »

Le 1er mai doit être le jour de la « liberté de travailler »

Depuis 1947, le 1er mai est un jour chômé. Toutefois, l’article L. 3133-6 du code du travail prévoit une dérogation pour les établissements qui, par leur nature, ne peuvent interrompre leur activité. Si certains secteurs (santé, transports) en bénéficient de droit, cette dérogation a toujours permis aux commerces de proximité (boulangeries, fleuristes, jardineries, cinémas) d’ouvrir le 1er mai.

Mais depuis 2023, des contrôles spontanés et ciblés de l’inspection du travail ont donné lieu à des verbalisations injustifiées, créant un climat d’incertitude pour les employeurs et les salariés. Ce n’est que l’an dernier qu’un jugement du tribunal de police relaxera finalement les employeurs verbalisés après qu’ils aient démontré que la nature de leur activité justifiait ce maintien du service.

Ces situations illustrent la dérive bureaucratique qui paralyse notre pays. Car, au mépris des réalités de terrain et aussi du bon sens, le système technocratique qui règne à l’heure actuelle préfère chaque jour qui passe toujours mettre à mal la France qui travaille.

« On marche sur la tête » diraient nos agriculteurs. Il en est de même pour les commerçants et artisans qui, alors qu’ils doivent obtenir l’accord de leurs salariés et augmenter les rémunérations, se retrouvaient traqués par un zèle administratif déconnecté du réel. Il était donc temps de mettre fin à ce cycle infernal.

Stop à la France du frein permanent. Plein soutien à la France qui se lève tôt, celle qui travaille et qui produit. Vive nos artisans, nos boulangers, nos bouchers, nos fleuristes chez qui nous pourrons aller acheter viennoiserie et brin de muguet le 1er mai prochain. C’est avec et grâce à eux que nous fêterons ensemble le travail de la meilleure des manières.


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