Je soutiens la proposition de loi visant à garantir le respect des dénominations légales des jours fériés

Je soutiens la proposition de loi visant à garantir le respect des dénominations légales des jours fériés

Je soutiens la proposition de loi visant à garantir le respect des dénominations légales des jours fériés

Depuis toujours, le calendrier civil français est plus qu’une simple organisation des jours et des saisons. Il est le reflet de notre histoire, de nos traditions et de notre identité collective. Les jours fériés qu’il consacre ne sont pas de simples congés : ils sont des repères communs, des jalons dans la mémoire des familles, des rendez-vous de la communauté nationale.

Or, depuis plusieurs années, une dérive insidieuse s’installe. Dans certains documents administratifs, scolaires, sociaux, on ne parle plus de « vacances de Pâques » mais de « vacances de printemps », de « Toussaint » mais de « vacances d’automne », de « Noël » mais de « trêve hivernale ». Ce glissement de vocabulaire n’est pas neutre : il efface peu à peu les repères historiques qui ont façonné notre pays et inscrit dans la loi l’organisation du temps collectif.

En substituant des appellations neutres et aseptisées aux noms consacrés par la loi, on croit flatter un certain esprit de modernité. En réalité, on abîme l’héritage commun, on brouille la mémoire collective et l’on prive les générations nouvelles de ces repères simples et partagés qui unissent les Français au-delà de leurs différences. Derrière cette entreprise de substitution, il y a la tentation d’une table rase : faire croire que notre Nation pourrait se reconstruire sans son histoire, sans ses racines, sans ses fondations.

En adoptant cette proposition de loi, le Parlement affirmera que la France n’entend pas céder aux tentations d’effacement. Elle veut, au contraire, préserver les repères de son calendrier national, car ils sont l’expression d’une continuité historique, culturelle et civilisationnelle qui fonde son identité et assure sa cohésion.


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