J’interroge le gouvernement sur les conséquences des certificats "certibiocide" pour les hôteliers
Depuis le 1er janvier 2026, les modalités d’application de l’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides, dit arrêté « Certibiocide » sont entrées en vigueur.
Conformément au règlement européen (UE) n° 528/2012, ce texte impose, l’obtention d’un certificat individuel pour les décideurs, acquéreurs et utilisateurs de certains produits biocides à usage professionnel (notamment les désinfectants TP2, TP3 et TP4).
Cette mesure vise à garantir une manipulation sécurisée et une gestion raisonnée de ces substances. Toutefois, une dérogation est actuellement accordée aux professionnels de la restauration. Ces derniers sont dispensés de la formation spécifique lorsque l’usage des produits est limité à l’entretien des locaux et équipements directement impliqués dans la chaîne alimentaire, au motif que leurs protocoles d’hygiène (HACCP) et leurs formations initiales couvrent déjà largement ces enjeux de sécurité sanitaire.
À ce jour, les professionnels de l’hôtellerie, bien que soumis à des exigences de désinfection similaires pour l’entretien des chambres et des parties communes, ne bénéficient pas d’une telle souplesse.
Cette situation crée une surcharge administrative et financière pour les hôteliers, qui doivent organiser la formation de leurs personnels pour des gestes de nettoyage quotidiens déjà encadrés par des protocoles internes stricts.
Compte tenu des contraintes engendrées pour ces professionnels, j’ai demandé au Gouvernement les mesures qu’il envisage pour élargir la dérogation existante aux hôteliers.
