Fin de vie : pour que le peuple tranche !
Engagée depuis toujours pour une vision de la médecine fondée sur l’accompagnement et le respect de la dignité humaine, j’ai cosigné la proposition de loi du sénateur Francis Szpiner visant à organiser un Référendum d’Initiative Parlementaire (RIP) sur la question de la fin de vie.
Conformément à l’article 11 de la Constitution, cette initiative doit recueillir le soutien de 185 parlementaires (députés et sénateurs) pour être examinée par le Conseil Constitutionnel.
Face à un sujet d’une telle gravité, qui engage l’avenir de notre système de santé et la protection des plus vulnérables, en apportant ma signature, je souhaite que les Français puissent s’exprimer sur cette question cruciale.
Le débat tel qu’il est enclenché est dramatique tant il ouvre la voie à un bouleversement profond et irréversible de notre rapport à la vie et à la vulnérabilité.
Bien entendu, je n’ignore ni la souffrance des patients, ni celle de leurs proches et des aidants, auxquelles je suis profondément sensible. Mais précisément, je considère que notre responsabilité collective est de bâtir une société qui accompagne, qui soulage et qui entoure, plutôt qu’une société qui pourrait, demain, considérer la mort comme une seule réponse à la fragilité.
Mais le véritable progrès ne réside pas dans la possibilité de hâter la fin de vie, mais bien dans notre capacité à mieux prendre soin.
Il consiste à déployer des politiques publiques ambitieuses, centrées sur l’humain, la présence et le soutien.
Je porte donc toujours le souhait d’une société fondée sur la solidarité, la dignité et l’attention portée aux plus fragiles, afin que nul ne soit laissé de côté.






